Collaboration · Culture organisationnelle
·
4 août 2026
·
2 min de lecture

L’intelligence artificielle n’est pas neutre. L’intelligence artificielle amplifie.

Inscription manuscrite au mur : « Arrêtons d'être des copies qu'on forme »

L’AI amplifie ce qu’on lui donne

Ça pourrait vouloir dire que si on se nourrit l’esprit et que l’on s’expose à autre chose, elle pourra créer de la richesse. Et que si on lui demande de répéter comme des moutons, elle aura une pensée en silo et isolera nos pensées.

Si on la nourrit d’une culture de l’isolement, de la rapidité sans profondeur, de l’efficacité sans sens, elle produit exactement ça, en plus grand, en plus vite, en plus invisible. Elle amplifie… Les problèmes qui existent aujourd’hui dans les organisations, le cloisonnement, le manque de dialogue réel, la fatigue décisionnelle, seront décuplés demain si on ne change pas le terreau dans lequel on déploie ces outils.

Y avez-vous déjà pensé?

Prenons une pause, ici.

Il y a deux modèles possibles.

Il y a un modèle qui rapproche libère du temps pour les conversations qui comptent, soutient la réflexion collective, aide les humains à s’épanouir individuellement et progresser ensemble.

Il y a un autre modèle qui isole et remplace les interactions, réduit la pensée à des requêtes, transforme les équipes en utilisateurs solitaires d’un même outil.

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Ces deux modèles coexistent en ce moment, dans les mêmes organisations, parfois dans les mêmes équipes. La différence entre les deux n’est pas technologique, c’est la culturelle. Peut-être, dirais-je, le choix.

Le choix entre ces deux chemins appartient aux leaders, aux organisations, à chacun qui décide comment intégrer ces outils dans sa culture de travail. Le choix appartient aussi au collectif, de se manifester, de questionner, d’écouter, d’ouvrir le dialogue, de réfléchir, de choisir.

Utiliser la technologie pour amplifier l’humain, c’est une posture qui se décide, qui se défend, qui se pratique activement. On commence, et j’ai hâte d’entendre plus de débats sur le sujet. (C’est bientôt le temps des élections, j’ai l’attente que les candidats dépose l’AI dans l’arène politique.) Les robots de demain fonctionneront avec les intelligences artificielles qu’on déploie aujourd’hui. Ce qu’on programme maintenant, culturellement et collectivement, détermine vers quoi on se dirige. N’oublions pas que nous nous programmons aussi collectivement.

Un outil qui aide à mieux fonctionner ensemble, ça change tout. Un outil qui isole, même brillant, même performant, affaiblit ce que seul l’humain peut faire: penser avec, rêver avec, construire avec. Ce n’est pas pour rien qu’à ma dernière newletters, j’ai abordé 1984 de Georges Orwell.

Cette capacité de réflexion se cultive, entre autre, dans des espaces où les équipes apprennent à réfléchir ensemble avant de déléguer une partie de cette réflexion aux machines.

C’est l’une des convictions profondes derrière le lancement des coLabs, un laboratoire de cadres collaboratifs. Créer d’abord les conditions pour que l’intelligence collective existe vraiment dans une organisation, pour ensuite choisir les outils qui viennent la soutenir plutôt que la remplacer.

Quels outils utilisez-vous en ce moment qui rapprochent votre équipe? Et lesquels, honnêtement, l’isolent davantage? Partage ta réflexion en commentaire. Ce genre de question mérite d’être posée à voix haute. Écris-moi en privé si tu veux explorer les coLabs.

Ce texte a d’abord paru dans mon infolettre LinkedIn B6douze | cadres collaboratifs.

références et sources
Roxanne Tétreault, coach et facilitatrice chez B6douze, en veston turquoise
Roxanne Tétreault

Facilitatrice et coach en cohérence stratégique. Elle accompagne les équipes qui veulent réfléchir tout haut, ensemble.

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