18 juin 2026

Nouveau mandat à la présidence de la CCIHY

Roxanne Tétreault accède à la présidence de la Chambre de commerce et d’industrie Haute-Yamaska

En 2015, elle quittait le conseil d’administration de la Chambre avec une phrase bien arrêtée: «jamais plus». Le mandat avait été porté avec l’énergie d’une jeune femme, un bébé naissant dans les bras, une bonne connaissance du milieu et des ressources limitées, à commencer par sa propre fatigue.

C’est cette même phrase qu’elle a servie à Jean-François Arsenault au printemps 2025, quand il est venu la recruter à nouveau pour siéger sur le conseil. Un an plus tard, elle accepte la présidence. Parce que « jamais plus », ça tient jusqu’à ce qu’une raison suffisamment forte vienne tout remettre en mouvement.

Deux constats qui ont tout déplacé

Le premier tient à l’organisation. Les six ou sept dernières années ont transformé la Chambre. Les activités se sont multipliées, la qualité du réseautage s’est élevée, l’accès s’est démocratisé pour les plus petites entreprises et le membership a connu une croissance constante. La reconnaissance obtenue auprès de la Fédération des chambres de commerce du Québec est venue confirmer cet élan.

Une croissance de cette vitesse porte aussi sa part de tension. Des priorités se sont bousculées, des risques de gestion ont été assumés pour diversifier les revenus, laissant certains objectifs sont demeurés hors de portée. C’est précisément là que la nouvelle présidente situe sa contribution: soutenir la direction générale et la permanence dans cette phase de consolidation, avec du calme et de l’ouverture.

Le second constat est plus intime. Elle a découvert qu’elle avait gagné la maturité nécessaire pour occuper le siège autrement. Dix ans de gestion, d’autres conseils d’administration, la création de systèmes de gouvernance stratégique pour d’autres organisations et un contexte professionnel allégé de ses responsabilités d’employeur ont permis de gagner en expérience. Ajoutons à cela, une posture des femmes en affaires qui a évolué, avec un moins grand désir de plaire à tous. Ce qui manquait en 2015 se nomme simplement, la vulnérabilité.

Une équipe qui a pesé dans la balance

L’envie d’avancer est venue de la perspective de faire équipe avec Julien Gauthier, de Diversico Finances Humaines, à la vice-présidence, Anne Larivière, de MNP, à la trésorerie, et Pascale Bouchard. Trois personnes dont elle connaît la force, et sur lesquelles elle savait pouvoir s’appuyer.
Le conseil accueille par ailleurs Pascal Rameux et Érick Rainville, de SEP Métrologie, ainsi que Guillaume Normand-Barrière, Annie Bélanger, Dany Tremblay et Francine Massé. Une tournée de rencontres individuelles s’amorce, pour entendre chacune et chacun et comprendre ce qui les a menés à dire oui.

La synergie de la permanence a fait le reste. Geneviève B. Brouillard, Laurence Kirouac et Valérie Tremblay ont créé l’unité en quelques semaines. Leur solidarité a été exemplaire et inspirante.

La nouvelle présidente tient à souligner l’apport des piliers des dernières années: Jean-François Arsenault, troisième président à avoir assuré ce poste trois ans, Karine Gaudreault, Amanda Racicot et Claudie Robert. Les murs invisibles ont cette caractéristique bien à eux: personne ne les voit tomber.

Les ambitions du mandat

Le travail se poursuivra auprès de la communauté industrielle, avec l’intention de créer une synergie plus large entre les manufacturiers, les commerces et les entrepreneurs de la région. Accentuer les maillages, favoriser l’embauche de ressources locales, tenir la croissance du membership et accompagner la direction dans cette croissance. À cela s’ajoute l’optimisation des processus de gouvernance et le déploiement d’une stratégie à moyen et long terme.

S’y greffe une couleur bien à elle: un cadre collaboratif qui fait place à l’intelligence collective, à des codes de collaboration clairs et à la synergie dans les dynamiques du conseil. C’est le prolongement direct de sa pratique de coaching. Accompagner la permanence et les administrateurs, révéler le plein potentiel de chaque personne autour de la table, mettre de l’avant des compétences et des intelligences diverses. Et faire en sorte que cette posture rayonne jusqu’aux membres.

Une année sans trop de promesse

La Chambre s’est rendue là grâce à une liste de courageux qui ont, selon les mots d’Yves Pronovost en assemblée, brisé l’immobilisme de l’organisation. Nous sommes à une phase de consolidation.

L’invitation lancée aux membres est directe. Communiquer avec elle, comme avec l’ensemble des membres du conseil d’administration, pour parler des relations avec les membres, des attentes et des occasions à saisir. La Chambre appartient à ses membres, le mandat qui s’ouvre se construira avec eux.